25/08/2006

"I never want to see your face again"


Les jours, les semaines, les mois passent et puis ça y est, on est bientôt début septembre, c'est bientôt la rentrée...il va falloir sortir de notre (mon) repaire d'ermite et se "remettre dans le circuit". Ca ne vous est jamais arrivé de vouloir tt laisser et de partir jouer les Robinsons sur une île déserte? ( ne voyez là aucune allusion à Kohlantan je ne sais même pas comment ça s'écrit, et franchement ça ne m'interesse pas) enfin de toute façon je ne pense pas avoir tellement le choix. ;-)Donc c'est reparti pour un tour. Le dernier avant "le grand saut".


L'évolution selon ma soeur.

Ce midi, ma soeur (13 ans) nous a livré sa vision des différents stades de la vie.
0 à 2 ans 1/2 : bébés
3 ans - 11 ans : enfants
11ans - 20 ans : jeunes
21ans - 30 ans : "vieux-jeunes"
31ans - 45 ans : "parents"
46ans - 55 ans : "jeunes-vieux"
56ans - 80 ans : vieux
80 ans et plus : ancêtres ( ;-), j'exagère.. )
bien sûr certains facteurs sont à prendre en compte l'état de délabrement physique, de délabrement mental etc...

Après cette parenthèse, certes très instructive , passons aux choses sérieuses.
Hier soir j'ai été voir "Le vent se lève" ("The wind that shakes the barley")de ken Loach. le film est certes très académique ( je veux pas dire pas d'innovations visuelles ou scénaristiques) mais il n'a pas volé la palme d'or. J'aime la sobriété de ce genre de films, à la limite du documentaire, sans frioritures qui va droit à l'essentiel. C'est peut-être pour ça que j'ai tant de mal avec l'excentricité d'Almodovar.. bref, ce film a énormément de qualités.

le casting :
impeccable mix de têtes d'affiches ( Cillian Murphy) et d'inconnus ( Padraic Delaney, Liam Cunningham...) mais qui interprètent leurs personnages avec bcp de conviction et, le plus important, de naturel.

la réalisation :
La valeur de ken Loach n'est plus à prouver. Certains lui reporche une certaine baisse de régime. Je suis loin d'avoir vue tout ses films, mais je ne suis pas tellement d'accord avec ces détracteurs. La caméra est moins aggressive, moins incisive que dans certains de ses films précédents ( "sweet sixteen" par exemple) mais l'impression de calme qui s'en dégage crée un contraste intéressant avec la violence des événements. autant vous prévenir certaines scènes, notamment une scène de torture, sont assez dures, à la limite du soutenable. Evidemment ce n'est pas "le parrain" mais le film de Coppola était un polar alors que "le vent se lève" est ... la réalité.

le scénario:
le scénario est une autre des points forts du film. guerre civile, engagement personnel, luttes fratricides.. le tragique dénouement du film amène à se poser une question essentiel, quoi de l'intêrêt personnel ou de l'intêret collectif prévaut? Une idéologie vaut elle le coup de mourir pour elle, de tuer son propre frère?

il y aurai encore beaucoup de bien à dire mais le mieux est encore d'aller voir le film...
[ www.thewindthatshakesthebarley.co.uk/]

p-s : ceux qui ont vu le film comprendront le titre de ce message...

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